Les dépenses exorbitantes des institutions congolaises atteignent des niveaux préoccupants, avec un coût de 451 millions USD supporté par le trésor public

Dans un rapport présenté par le réseau panafricain de lutte contre la corruption « unis » membre de la coalition « le Congo n’est pas à vendre », dénonce le coût de train de vie des institutions congolaise explosif atteignant 451 millions d’USD au premier semestre en 2024. Une gabegie financière qualifiée comme un « pillage » « systématique » des revenus nationaux par les élites politiques congolaises.
Cette organisation non-gouvernementale met en lumière un écart salarial significatif entre les décideurs politiques et les fonctionnaires de l’État, et ce, en dépit du récent ajustement des salaires. Ce rapport révèle aussi des écarts entre les fonds alloués au fonctionnement et aux interventions des institutions politiques par rapport aux investissements de l’Etat dans les secteurs de vies nationales.
D’après les éléments présentés dans ce rapport, il apparaît que la gestion opaque du fonds spécial d’intervention au sein de certaines instances politiques, telles que la présidence, le Parlement et la primature, comporte des risques de détournement à l’usage exclusif d’acteurs politiques jugés « influents ».
«A titre d’exemple, dans la loi des finances 2024 initiale, le budget de l’Assemblée nationale, qui est l’autorité budgétaire, contenait deux lignes budgétaires fonds spécial d’intervention-l’un pour le bureau, c’est-à-dire, les 500 élus et l’autre pour le cabinet-s’élevant à 540 324 520 511 Fc soit en dollars américains 214 559 234. Cela représente 69,04% du budget total 2024 de l’Assemblée nationale ». Avec une telle somme à utiliser de façon discrétionnaire, les élus peuvent avoir des avantages numéraires souvent appelés les invisibles en dehors de leurs émoluments officiellement budgétisés. Ces deux lignes – fonds spécial d’intervention équivalent à 71,52% des dépenses prévues dans le budget initial 2024 pour le programme du développement local de 145 territoires de la République démocratique du Congo. Concrètement, en supposant un taux d’exécution à 100%, les députés nationaux auraient consommé à eux seuls l’équivalent de plus de 35 des fonds publics affectés pour le développement de 145 territoires destinés à plus de 100 millions des citoyens », peut-on lire dans le rapport.